1 octobre, 2026

Cet article est une traduction par Jessé Roy-Drainville du Winter Finch Forecast 2026-2027 rédigé par Tyler Hoar, pour le Finch Research network.
Pour accéder à la version originale ainsi qu’à d’autres informations concernant les fringillidés : https://finchnetwork.org/winter-finch-forecast-2026-2027

L’année dernière a donné des résultats plutôt hétérogènes en ce qui concerne les irruptions des fringillidés. Ce fut une bonne année de déplacement vers l’est pour les Gros-becs errants, les Durbecs des sapins et les Roselins pourprés, avec aussi un petit déplacement de Tarins des pins. La situation semble encore une fois mitigée cette année : la production semencière est bonne dans l’Est et dans les parties les plus à l’ouest de la forêt boréale, mais elle est généralement faible dans les secteurs centraux de la forêt boréale. La faible production semencière dans une vaste portion de la forêt boréale centrale devrait probablement pousser les fringillidés vers l’est du Canada, la région des Grands Lacs et le nord-est des États-Unis. Toutefois, les oiseaux devraient être davantage présents en forêt qu’aux mangeoires, en raison de l’abondance des ressources alimentaires dans les forêts de conifères du Nord-Est. Nous ne nous attendons pas à de grandes irruptions de fringillidés dans les États du Sud-Est cette année.

Il y a deux régions où la production de nourriture est bonne : 1) dans l’est, du centre de l’Ontario vers l’est jusque dans les provinces maritimes et le nord-est des États-Unis, et 2) de la Colombie-Britannique jusqu’en Alaska. En revanche, de l’ouest du Manitoba jusqu’en Alberta, la production est généralement faible.

La production semencière est très bonne chez le Pin blanc et le Thuya occidental, et variable, avec des secteurs où elle est passable à bonne, chez la Pruche du Canada et les trois espèces d’épinettes (noire, rouge et blanche), l’Épinette rouge présentant la meilleure production des trois. De nombreux secteurs d’Épinette rouge affichent une bonne production, particulièrement dans les régions intérieures éloignées des côtes du Maine et des provinces maritimes. La production du Thuya occidental est également bonne cette année. La plupart des autres espèces sont elles aussi assez variables, mais les érables se situent plutôt du côté des bonnes productions, tandis que le Cerisier de Pennsylvanie et le Cerisier à grappes se situent davantage entre faibles et passables. Les productions de glands et de faînes sont assez bonnes dans l’est, et la production de bouleaux est bonne dans l’est de la forêt boréale, mais diminue quelque peu à mesure qu’on avance vers la forêt boréale centrale. La production de fruits du sorbier d’Amérique semble assez bonne dans une grande partie de la forêt boréale, sauf qu’elle est plutôt passable dans la forêt boréale centrale et globalement faible dans les secteurs près de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, au Québec.

Les épidémies de Tordeuse des bourgeons de l’épinette, de l’Ontario vers l’est, ont de nouveau été très répandues cet été, fournissant d’abondantes ressources alimentaires aux Gros-becs errants, aux Tarins des pins et aux Roselins pourprés, ainsi qu’aux « parulines de tordeuse » pendant la période de reproduction.

Une dernière remarque concernant les données sur la production alimentaire de cette année : un important déclin de production a touché les pins flexibles, les pins à écorce blanche, les pins pignons et les pins ponderosa dans les secteurs intérieurs des Rocheuses. Les Becs-croisés des sapins de type 2 ont commencé à traverser le pays d’ouest en est en juillet-août, nous donnant un premier aperçu de ce que les prévisions de cette année pourraient réserver à l’est.

PRÉVISIONS PAR ESPÈCE

La région de l’Est constitue le cœur de ces prévisions, qui s’appliquent principalement à l’Ontario, au Québec, aux provinces maritimes, au nord-est des États-Unis et à la région des Grands Lacs, mais abordent également des secteurs plus au sud dans les régions centrale et orientale des États-Unis. Trois passereaux éruptifs qui ne sont pas des fringillidés, mais dont les déplacements sont souvent liés à ceux des fringillidés, sont également abordés. Suivez les déplacements des fringillidés cet automne et cet hiver sur eBird, le Finch Research Network et le groupe Facebook Finches, Irruptions and Mast Crops pour plus d’informations.

DURBEC DES SAPINS

Nous ne nous attendons pas à un déplacement important de Durbecs des sapins après l’irruption modeste de l’an dernier dans la région des Grands Lacs et le nord-est des États-Unis. La production de fruits du sorbier d’Amérique semble assez abondante dans une grande partie de la forêt boréale, ce qui devrait retenir les oiseaux vers le nord. Certes, de très petits nombres pourraient fort bien être présents dans les secteurs traditionnels du sud-est du Canada et dans les États frontaliers, mais il ne faut pas s’attendre à un déplacement important cette année.

Les individus qui erreront vers le sud chercheront les baies du Sorbier des oiseleurs et les petites pommettes ornementales, même en milieu urbain. Aux mangeoires, ils préfèrent les graines de tournesol noir dans les grandes mangeoires à plateforme ou à trémie.

ROSELIN POURPRÉ

Compte tenu des épidémies de Tordeuse des bourgeons de l’épinette au nord, dans l’est du Canada, et de l’augmentation apparente des effectifs de cette espèce depuis le début des épidémies il y a 10 ans, sommes-nous maintenant dans une période où les déplacements annuels seront de nouveau plus fréquents ? Peut-être ! Il y a eu des déplacements de Roselins pourprés deux années de suite dans l’est; 2024-2025 a connu un déplacement modéré, et l’an dernier, 2025-2026, un déplacement faible à modéré.

De nombreux Roselins pourprés se déplaceront vers l’est du Canada, la région des Grands Lacs et le nord-est des États-Unis cet hiver pour profiter de la bonne production d’épinettes et de l’excellente production de Pin blanc et de sorbier d’Amérique. Lorsque ces régions offrent une bonne production alimentaire, les oiseaux restent davantage vers le nord. Assisterons-nous à une nouvelle année de déplacement vers les États du Mid-Atlantic et du Sud ? Si un tel déplacement se produit, nous soupçonnons qu’il sera tout au plus faible et tardif, en raison de l’abondance des ressources dans les forêts du Nord-Est.

Aux mangeoires, les Roselins pourprés préfèrent les graines de tournesol noir. En dehors des mangeoires, cette espèce est connue pour se nourrir en hiver de lilas, de diverses espèces de frênes, notamment du sorbier d’Amérique (qui n’est pas un véritable frêne, mais un membre de la famille des rosiers, les Rosacées), ainsi que d’autres semences de feuillus et de conifères.

SIZERIN FLAMMÉ

La production semencière des bouleaux jaunes, à papier, gris et des marais semble partout mitigée et variable, mais certaines parties du Québec et des provinces maritimes semblent afficher une assez bonne production. Cela constituera probablement un coussin suffisant pour retenir la plupart des Sizerins flammés vers le nord, au Canada. Peut-être que l’ouest de la région des Grands Lacs et certaines zones frontalières du Nord-Est connaîtront une petite irruption à modérée, mais, honnêtement, cette espèce est devenue de plus en plus difficile à prévoir au cours des 15 à 20 dernières années.

Compte tenu des observations faites en août dans le nord-est des États-Unis l’an dernier, nous avions prévu au moins une année d’invasion modérée dans le sud-est du Canada, la région des Grands Lacs et le nord-est des États-Unis, mais cela ne s’est jamais vraiment concrétisé. Certes, le sud-est du Canada et certaines parties de l’ouest de la région des Grands Lacs ont connu un petit événement, mais les effectifs plus importants étaient absents et les oiseaux ont à peine atteint les États-Unis. Il est fort possible que de nombreux oiseaux aient regagné la forêt boréale en se déplaçant vers l’ouest, vers les régions où la production était meilleure, un phénomène déjà observé chez le Tarin des pins et le Bec-croisé bifascié.

Cette transition semble une explication plausible des déplacements de l’an dernier, compte tenu du mouvement hors du Saint-Laurent en août-septembre et du fait que les oiseaux ont ensuite disparu ou que leurs effectifs n’ont jamais augmenté comme prévu.

Une autre théorie que nous avons est qu’avec le réchauffement climatique et l’absence de couverture neigeuse, de nombreux Sizerins flammés s’arrêtent simplement avant d’aller aussi loin vers le sud qu’autrefois, choisissant plutôt de se nourrir des graines de mauvaises herbes de plus en plus accessibles dans les champs canadiens dépourvus de neige.

Nous ne nous attendons pas à un déplacement important cette année, mais un petit déplacement ne nous surprendrait pas non plus, particulièrement dans l’ouest de la région des Grands Lacs. Si un déplacement de grande ampleur devait se produire, quelques « blanchâtres » devraient être observés au sein des plus grandes bandes.

Surveillez les Sizerins flammés dans les bouleaux (y compris en milieu urbain), dans les champs envahis de mauvaises herbes et aux mangeoires offrant des graines de Nyjer et de tournesol noir.

En 2024, le Sizerin flammé, le Sizerin blanchâtre et le Sizerin cabaret d’Europe ont été regroupés en une seule espèce, désormais appelée Sizerin flammé. Les travaux génétiques ont révélé qu’un supergène était responsable des différences de plumage chez les Sizerins. Consultez le lien ci-dessous pour voir des photos et les critères d’identification des sous-espèces de Sizerin.

BEC-CROISÉ DES SAPINS

Comme indiqué plus haut, la production de graines du Pin blanc est bonne à excellente, et la production de cônes d’épinettes est assez bonne dans les secteurs intérieurs du sud-est du Canada, de la région des Grands Lacs et du nord-est des États-Unis. Les Becs-croisés des sapins de type 12 devraient dominer dans leurs habitats habituels de conifères du nord-est des États-Unis et du sud-est du Canada, mais une importante irruption de Becs-croisés des sapins de type 2 a également traversé le pays d’ouest en est, encore une fois en raison de la faible production chez les pins dans les secteurs intérieurs de l’Ouest. Hawk Ridge et Whitefish Point ont tous deux signalé des effectifs supérieurs à la normale depuis août; un grand merci à leurs équipes de nous avoir contactés pour nous en informer.

Le type 2 a connu une énorme irruption d’ouest en est en 2023-2024, la dernière fois où le nord-est des États-Unis avait connu une excellente production de Pin blanc. Quelques individus sont restés, comme d’habitude, dans le Nord-Est depuis cette irruption. Mais voici maintenant une nouvelle irruption de type 2, et avec elle, quelques types 4 se sont également déplacés vers l’est. Quelques Becs-croisés des sapins de type 1 seront aussi dispersés ici et là, particulièrement dans l’ouest du Massachusetts, le sud de l’État de New York et plus au sud dans les montagnes de la Virginie-Occidentale et de la Caroline du Nord.

De bons effectifs de Becs-croisés des sapins devraient être présents du parc provincial Algonquin jusqu’aux provinces maritimes méridionales et au nord-est des États-Unis. Au début de l’hiver, le type 2 devrait davantage dominer dans l’ouest de la région des Grands Lacs, tandis que le type 12 dominera dans le nord-est des États-Unis. Au parc provincial Algonquin, je pourrais voir un mélange plus équilibré des types 2 et 12. À mesure que l’hiver progressera, attendez-vous à voir davantage de types 2 gagner le nord-est des États-Unis. Y aura-t-il également davantage de types 4 ou de type 3 ? L’avenir nous le dira !

Si les effectifs augmentent, un déplacement pourrait avoir lieu à la fin de l’hiver le long de la côte, vers Long Island, Cape May, le Delaware et plus au sud (particulièrement le type 12), comme cela arrive parfois lorsque la production de cônes s’épuise au fil de l’hiver.

Les différents types de Becs-croisés des sapins sont généralement impossibles à identifier sans enregistrements de leurs cris de vol. Les enregistrements peuvent être réalisés avec un téléphone intelligent, puis identifiés jusqu’au type. Matt Young (info@finchnetwork.org) identifiera les types si vous lui envoyez vos enregistrements par courriel ou si vous les téléchargez dans une liste d’observations eBird. Matt et son collègue membre du conseil d’administration du FiRN, Tim Spahr, ont maintenant écouté plus de 30 000 enregistrements. Les enregistrements téléversés dans les listes d’observations eBird sont déposés dans la bibliothèque Macaulay. Consultez le lien au bas du document pour en savoir plus sur les types de cris des Becs-croisés des sapins.

BEC-CROISÉ BIFASCIÉ

La répartition des Becs-croisés bifasciés a cette année de nouveau un peu basculé vers l’est, après que la plupart eurent passé l’hiver 2025-2026 dans la forêt boréale de l’ouest. Une excellente production de cônes d’épinettes semble se concentrer cette année dans une zone plus restreinte, de l’Alaska à certaines parties de la Colombie-Britannique, ainsi que dans l’est, mais il y a beaucoup moins de ressources dans la partie centrale de la forêt boréale.

Une arrivée de Becs-croisés bifasciés a eu lieu en juillet dans le sud-est du Canada, le nord-est des États-Unis et la région des Grands Lacs, et certains y sont restés et semblent y avoir niché dans les secteurs où la production de cônes d’épinettes était bonne. On a toutefois signalé que beaucoup de ceux de la région de Sax Zim Bog n’ont fait que traverser. Attendez-vous donc à trouver des Becs-croisés bifasciés dans l’extrême ouest et l’extrême est. En dehors de ces deux zones de bonne production d’épinettes, on peut s’attendre à des bandes dispersées et à des individus se déplaçant de façon aléatoire dans la région des Grands Lacs à la recherche de ressources alimentaires adéquates, notamment dans toutes les épinettes chargées de cônes, y compris les arbres ornementaux, en milieu urbain.

La plupart des Becs-croisés restant dans l’est devraient se concentrer dans les secteurs intérieurs de l’Ontario, du Québec et du nord-est des États-Unis.

TARIN DES PINS

Comme pour le Gros-bec errant et le Roselin pourpré, les secteurs touchés par les épidémies de Tordeuse des bourgeons de l’épinette peuvent fournir une nourriture abondante au Tarin des pins. De petits nombres de Tarins des pins étaient présents dans l’est cet été, mais au cours des dernières semaines, Tadoussac, au Québec, a enregistré des effectifs de plusieurs centaines certains jours. Et à la limite ouest de la zone couverte par ces prévisions, à Hawk Ridge, au Minnesota, on a enregistré depuis plusieurs jours des effectifs dépassant 1 000 Tarins des pins.

Le sud-est du Canada, la région des Grands Lacs et le nord-est des États-Unis présentent une très bonne production de Thuya occidental (certains secteurs ont aussi une bonne production de Pruche du Canada), et les Tarins des pins raffolent des graines de thuya et de pruche. La production de Pin blanc est également très bonne (celle des épinettes est bonne, mais comparativement plus variable) et, la dernière fois que les régions de l’est ont connu une excellente production de Pin blanc, en 2023-2024, les Tarins des pins étaient abondants de janvier jusqu’au printemps. Encore une fois, ce sera une année où plusieurs fringillidés, comme les Tarins des pins, les deux espèces de becs-croisés et même les Roselins pourprés, seront davantage présents en forêt qu’aux mangeoires. Pour les trouver, il faudra donc s’aventurer dans les secteurs forestiers où se trouve la nourriture.

Comme le montrent les reprises d’oiseaux bagués, les Tarins des pins, tout comme les Becs-croisés bifasciés, se déplaceront vers l’est ou l’ouest à la recherche de productions de cônes. Cette année, les oiseaux se dirigeront vers les bonnes productions du Nord-Est et de la Colombie-Britannique. Les bonnes productions retiendront de nombreux oiseaux dans les États du Nord-Est, mais un déplacement faible à modéré vers les États du Sud-Est demeure également possible.

Cette espèce divertissante préfère les graines de Nyjer dans les mangeoires à silo ou à chaussette, mais elle aime aussi se nourrir de graines de tournesol noir dans les mangeoires tubulaires

GROS-BEC ERRANT

L’épidémie de tordeuse dans l’est de la forêt boréale persiste maintenant dans de nombreux secteurs depuis plus d’une décennie et, pour ce fringillidé amateur de tordeuses, cela s’est traduit par une augmentation locale des effectifs. Les parents ont connu beaucoup de succès dans l’élevage de leurs jeunes grâce à cette ressource alimentaire abondante. Les ressources alimentaires utilisées après les épidémies de tordeuse, comme les espèces de cerisiers, sont peu productives cette année, mais la production du sorbier d’Amérique est bonne, et nous nous attendons à ce qu’elle retienne certains Gros-becs errants et Roselins pourprés (ainsi que la plupart des Durbecs des sapins).

Nous avions prévu une irruption modérée en 2024-2025, et une petite irruption s’est effectivement produite. L’an dernier, nous avions prévu une petite irruption, et une irruption de taille modérée s’est produite. Quoi qu’il en soit, le nord-est des États-Unis a connu au moins des irruptions petites à modérées depuis la forêt boréale jusque dans le sud de l’État de New York et le nord-ouest de la Pennsylvanie au cours des deux derniers hivers.

Nous avons maintenant connu des irruptions provenant de la forêt boréale en 2020-2021, 2022-2023, 2024-2025 et 2025-2026, soit quatre années sur les six dernières. La région des Grands Lacs a connu une tendance semblable au cours des six dernières années, l’événement de 2022 ayant peut-être été le plus important.

Lors de la dernière grande épidémie de tordeuse, vers 1965-1990, des Gros-becs errants ont été signalés au décompte de Noël des oiseaux d’Ithaca, une région située au sud de la forêt boréale, chaque année de 1967 à 1991. Verrons-nous à nouveau un petit déplacement vers le sud hors de la forêt boréale cet hiver ?

De petits à moyens groupes seront présentes dans les meilleurs secteurs fréquentés par les gros-becs du sud-est du Canada, près du parc provincial Algonquin (ainsi que dans les villages et les villes situés au sud), dans la région des Grands Lacs et dans le nord-est des États-Unis cet hiver; il sera donc possible de les trouver. Un petit déplacement au sud de la forêt boréale, vers le sud de l’État de New York, la Pennsylvanie et le Massachusetts, est également tout à fait possible. Cela ne nous surprendrait pas.

Aux mangeoires à plateforme, les Gros-becs errants préfèrent les graines de tournesol noir. Ils chercheront aussi des érables et des frênes qui portent encore des semences. Consultez la section des liens ci-dessous pour l’article eBird sur les types de cris du Gros-bec errant et pour le projet The Evening Grosbeak Road to Recovery.

TROIS AUTRES PASSEREAUX IRRUPTIFS

Les déplacements de ces trois passereaux sont souvent liés à ceux des fringillidés boréaux.

GEAI BLEU

Nous pensons qu’un déplacement supérieur à la moyenne aura lieu le long des rives nord des lacs Ontario et Érié, compte tenu de l’ampleur du déplacement observé à l’extrémité ouest de la zone couverte par ces prévisions, à Hawk Ridge, au Minnesota. La production de faînes et de glands est assez bonne et étendue dans l’est, et les oiseaux devraient se déplacer vers l’est. Hawk Ridge a connu plusieurs journées avec plus de 1 000 oiseaux en déplacement, dont plus de 13 000 (!!) Geais bleus le 16 septembre.

Avec une production semencière plus faible à l’ouest du lac Supérieur, on devrait observer un déplacement supérieur à la moyenne de Geais bleus vers le sud le long de la limite ouest de la zone couverte par ces prévisions, et certains oiseaux se dirigeront assurément vers l’est, où la production de glands est exceptionnelle.

Les Geais bleus aiment mettre en réserve la nourriture provenant des mangeoires offrant des graines de tournesol, des arachides et plus encore.

SITTELLE À POITRINE ROUSSE

L’an dernier, cette espèce a connu une irruption en très grand nombre dans l’est, jusqu’aux États bordant le golfe du Mexique, mais il faut s’attendre à ce que les bonnes productions de cônes dans les régions de l’est retiennent cette année de nombreux oiseaux vers le nord. Nous ne nous attendons pas à un important déplacement vers les États du Sud-Est comme celui de l’an dernier.

Aux mangeoires, cette espèce préfère les graines de tournesol noir, les arachides et surtout le suif.

JASEUR BORÉAL

La production de fruits du sorbier d’Amérique semble assez abondante dans de vastes secteurs de la forêt boréale, ce qui retiendra les oiseaux vers le nord. Certes, des oiseaux seront présents dans les secteurs traditionnels du sud-est du Canada et des États frontaliers de l’est, mais il ne faut pas s’attendre à un déplacement important au sud de ces régions cette année.

Merci au Finch Research Network et notamment Tyler Hoar et Matt Young, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont aidé à ces prévisions (liste sur le document original) et contribué aux photos et notamment Jessé Roy-Drainville pour la traduction.